Ici a « Przystan Ocalenie « ils vont bien. C’est le vrai
paradis sur terre. Ils ont les amis, la nourriture, la
quotidienne dose de caresses, sa propre place dans l’ecurie, son
morceau de la prairie et la garantie du viager tranquille.
Malgre que sous les soins attentifs les blessures vont se
cicatriser et l’operation leur permettra reprendre les forces,
eux, ils ne seront jamais comme avant. Les chevaux sauves du
transport a l’abattoir.
Un cheval qui a été transporté peut être en proie à des
cauchemars aux moments les moins attendus. Lucky en est tombé
victime lorsqu’il montait dans la remorque. Il y est entré par
habitude, obéissant, et c’est à ce moment là que le local à
roulettes exigu s’est rempli de sang , d’excréments, de haleines
effarées des animaux serrés dans le véhicule. Il a oublié qu’il
y avait un ami à ses côtés, il s’est mis à trembler
histériquement, nerveusement.

Batuta est le chouchou de Lucky, même plus: elle est toute sa
vie depuis qu’il est arrivé à Przystan. Il est tombé amoureux
d’elle farouchement, il a eu un coup de foudre. Il est jaloux
même des mains attentives des personnes qui s’occupent d’elle.
Il forment un beau couple : lui, un hongre qui a enduré de dures
épreuves et elle, une jument éprouvée par la vie. Il a une
dizaine d’années, mais il paraît la quarantaine. Son
propriétaire l’avait battu. Il avait des sabots pourri et fendus.
Elle avait été jument de reproduction dans un des haras de renom
avant qu’elle n’ait eu le cornage. Elle a cessé d’être utile,
ainsi le jugement est tombé: à l’abattoir. Même le fait qu’elle
avait mis bas de douze poulains n’a pas constitué de
circonstance atténuante.
Aujourd’hui a « Przystan Ocalenie » dirige par les volontaristes
il y a 35 chevaux : Batuta, Sam, Sniezka, Figa, Mona, Kuba,
Odra, Wegielek, Dinci, Sajra, Gala, Balbina, Oscar, Viktor,
Myszka, Gryfka, Wanda, Hawana, Kara, Arlan, Brandon, Boomlight,
Feliks, Filip, Sedum, Babel, Tina, Kaszmir, Toronto, Yours,
Megan, Daktyl, Bajka, Fortek.
Le prix de la mort c’est 3-4 milles PLN. C’est le prix de 600 –
700 kg de la boucherie paye par les Italiens – les destinataires
principales des chevaux exportes de la Pologne a l’Ouest, ou en
2001 il y a eu presque 40 milles chevaux. Le prix de la vie est
moins cher – les animaux rachetes du transport a l’abattoir
coutent en moyenne quelques centaines PLN, mais les frais de la
cure a long terme depassent souvant leur « valeur commerciale ».
Au prix de 700PLN o na rachete Odra – une jument de 15 ans de
race « Konik Polski » ( petit cheval polonais ). Elle etait
destinee a l’abattoir, quand a cause de la maladie naviculaire
elle ne pouvait plus travailler pour l’hyppotherapie.
Les eleveurs de chevaux choisissent leurs animaux selon la
regle : jeunes, en bonne sante, beaux. C’est autrement qu’a
« Przystañ Ocalenie ». Ici, la plus grande chance pour l’asile
ont les chevaux handicapes : vieux, malades, avec des jambes
cassees, lesquels ne seraient pas capables de tenir la peine du
transport.
A « Przystan Ocalenie » a cote des chevaux, son refuge
retrouvait aussi £apek – le chat, qui a eu trois pattes coupees
avec une faux pendant les travaux a la compagne. Les fermiers
l’ont jete au fumier, mais il a survecu comme meme et apres 2
mois il a rampe de la-bas et revenu a la maison. Apres son
retour il a ete de nouveau jete dehors. Les volontaristes l’ont
trouve a cote du chemin , ils ont voulu l’amener chez le
veterinaire pour lui raccourcir la vie pareillle mais en le
regardant ils ont decouvert sa grande envie de vivre, donc ils
ont decide de le sauver. Recement, il a trouve une nouvelle
maison, ou malgre son handicap il est devenu « le chef du groupe »
de tous les chats a la maison.
« Przystan Ocalenie » ce n’est pas un endroit normal. Ici,
personne ne bat, ne serre dans le cages, ne pique les yeux avec
le tournevis, ne fait boire de l’alcool ! Personne ne mange de
la viande. C’est une vraie maison des animaux. Tout est mis a
l’envers : le temps des hommes subordonne aux animaux,
l’equipement de la maison addapte pour ses besoins, les animaux
vivants dans l’harmonie. Les chiens dorment blottis contre les
chats, les chevres avec des cochons, les chevaux s’approchent
aux etrangers et se laissent caresser. Comme si ils voulaient
oublier ce que veut dire le mot « l’homme »